les centrales thermiques classiques :
Les centrales thermiques classiques, appelées aussi centrales thermiques à flamme, produisent de l’électricité par combustion de charbon, de fioul, de gaz naturel ou de gaz des hauts fourneaux. Ces centrales offrent le complément de production indispensable en terme de bouclage de la production fournie par le parc nucléaire et l’hydraulique et en cas d’aléas, de vagues de froid ou de demande inattendue de consommation. En 1996, la production des tranches en service (allant de 125 MW à 700 MW) de centrales thermiques à flamme s’est élevée à 21,2 TWh, soit 5 % de la production totale d’EDF.
_Principes généraux de fonctionnement :
Le fonctionnement d’une centrale thermique se divise en quatre étapes : un combustible est brûlé (1) et fournit de la chaleur dans un générateur de vapeur où de l’eau est vaporisée sous pression (2). La vapeur est alors "détendue" dans une turbine, ce qui signifie qu’elle passe d’une haute pression initiale (165 bars) à une basse pression (50 millibars). La détente de la vapeur provoqué par cette baisse de pression permet d’entraîner la turbine et l’alternateur qui produit l’électricité (3). La vapeur est ensuite liquéfiée dans un condenseur (4) puis recyclée.
Les fumées émises
La combustion dans la chaudière à charbon produit des cendres. Elles sont récupérées à plus de 99 % dans des dépoussiéreurs électrostatiques et sont utilisées dans la fabrication des ciments et des revêtements routiers ou encore comme adjuvant dans les bêtons pour les améliorer.
Les gaz émis
La combustion dans la chaudière produit des gaz qui sont rejetés dans l’atmosphère. Parmi ces gaz, on trouve de la vapeur d’eau, du dioxyde de carbone CO 2 , du dioxyde de soufre SO 2 , des oxydes d’azote NO x ...
Le dioxyde de soufre et les oxydes d’azote étant nocifs et entre autre responsables des pluies acides, ils sont retraités afin de réduire leur émission
Au début du XX e siècle, le rendement des centrales thermiques à flamme était de 13 %. Après la seconde guerre mondiale, il atteint 38 %. Cette progression continue et à la fin des années 80, il est de 45 %.
Le recours au thermique devrait probablement augmenter dans les années à venir puisque le coût du charbon tend à diminuer, le rendement tend à augmenter et les émissions de fumées sont constamment réduites.
mellila bennacer .